C’est la première fois qu’un de mes diaporamas est publié sur le Site du DCCN.
Je remercie l’équipe qui réalise ce travail, en donnant à tous l’accès à toutes ces œuvres, et permettent entre autre, d’animer l’atelier diaporama du Photo-Club de Biviers.
L’idée du scénario m’est venue après la publication du petit livret édité par Radio France en 1998 : « Paroles de Poilus. Lettres et carnets du front 1914-1918 »De toutes les lettres publiées, j’ai choisi celle de Etienne Tandy, car par rapport à toutes les autres, elle restait « humaine » dans l’horreur qui régnait, et n’était pas trop morbide.
Deux ans plus tard, certaines de ces lettres étaient enregistrées par les ateliers de création de Radio France, par de jeunes comédiens ayant l’âge de ces poilus épistoliers, et a fait l’objet d’un double CD.
Coup de chance, la lettre que j’avais choisie était enregistrée par Thierry Hocquaux, et ceci, avec beaucoup d’émotion palpable.
Concernant les remarques de Michèle je répondrais :
- Le diaporamiste est metteur en scène, mais il peut difficilement creuser une tranchée dans son jardin pour rendre la scène plus réaliste. La lettre est écrite 3 mois après le début de la guerre, je ne dis pas que c’était facile, mais certainement moins atroce et terrible que les années suivantes.
- Le diaporamiste est accessoiriste : plume « sergent major », encrier (quoique critiqué par certains), photos de guerre extraites sur les originaux du journal
« L’ILLUSTRATION » de 1915, fusil et baïonnette d’époque.
Mais combien de personnes remarquent les erreurs commises dans cette mise
en scène ? : erreur concernant les munitions : les balles n’existaient pas en
chargeur à cette époque ; autre erreur, la fermeture éclair qui est aperçu sur
le vêtement du soldat n’existait pas en 1914.
Mais tout cela ce sont des détails dont je me fout complètement.
- Le diaporamiste est créateur : son but est de faire passer son message auprès
du public à partir des idées auxquelles il croit, et de présenter son montage
dans les conditions les plus crédibles possibles. Rien n’est parfait, mais si
l’auteur constate que son montage plait dans tous les festivals, il peut se dire
que l’idée était bonne, et qu’elle interpelle le public.
Ma plus grande satisfaction, c’est quand les enseignants du village me
demandent de projeter « Paroles de Poilu » et « Tes quelques billes » aux CM2.
J’ai certainement plus d’impact auprès des jeunes de l’école que celui de la
visite du Général en retraite du village qui vient présenter le drapeau des
anciens Combattants aux scolaires.
- Le diaporamiste est passionné : c’est pour cela que je vous écris.
Après les remarques de Michèle, si j’avais une amélioration à faire, mais c’est un peu tard, j’ajouterais à la fin du diaporama un texte en défilé donnant la fin de l’histoire :
« Etienne Tandy fut blessé en septembre 1915 à Neuville St Vaast. Six mois après, il fut renvoyé sur le front. Il a été fait prisonnier à Tahure dans la Marne en 1918.
Rapatrié, puis démobilisé en août 1919, Etienne devint ensuite professeur de lettres et de latin. »
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